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samedi 7 janvier 2023

Sur les camps... Filmographie et bibliographie

Il y a une littérature abondante sur les camps. De même la filmographie est de plus en plus fournie. Nombre de témoignages sont disponibles. Ceci n'est donc pas une liste exhaustive mais au contraire une sélection accessible sur la déportation et la persécution des juifs.

Livres : 

Le livre évoqué en classe : 

Elie et Moshe Garbaz, "Un survivant", Ramsay 2006. Préférez la version non expurgée (pas "jeune public")

Eddy de Wind, "Terminus Auschwitz", J'ai lu, 2021; Témoignage terrible d'un médecin hollandais interné volontaire,  déporté avec son épouse. 

Ida Grinsoan, Bertrand Poirot-delpech, "J'ai pas pleuré", Robert Laffont, 2002 : témoignage d'une jeune adolescente déportée.

Martin Gray, "Au nom de tous les miens" (rescapé du Ghetto de Varsovie et de Treblinka)

Anne Frank, "Journal" (la vie cachée d'une enfant juive)

Robert Merle " La mort est mon métier" (D'après le témoignage de Rudolf Höss, commandant d'Auschwitz).

Primo Lévi "Si c'est un homme" (le témoignage d'un rescapé)

Films de fiction:

Roberto Benigni "La vie est belle" (attention parabole et fable : ne peut décrire la réalité des camps : il en propose une lecture parabolique).

Steven Spielberg "La liste de Schindler" (un chef d'entreprise nazi sauve sa main d'oeuvre juive)

Roman Polanski "le pianiste" (vivre caché dans le ghetto de Varsovie)

Sylvie Bringas et Orly Yadin "Silence" un dessin animé disponible sur Youtube.

à éviter ou à voir en connaissance de cause...: Roselyne Bosch, "La Rafle" (sur la rafle du vel d'hiv' : l'arrestation des Juifs en France) Erreurs historiques, manichéisme, film "tire larmes".

Films documentaires :

Alain Resnais "Nuit et brouillard"

Frédéric Rossif (vu en classe) "de Nuremberg à Nuremberg"

Claude Lanzmann "Shoah"

Chanson :  Jean Ferrat "Nuit et brouillard"

Une citation à conserver en tête : celle de Germaine Tillion, grande résistante, déportée rescapée de Ravensbrück; tirée de son livre Ravensbrück, Points Seuil, 1988, p33. :

"Si j'ai survécu je le dois , d'abord et à coup sûr, au hasard, ensuite à la colère, à la volonté de dévoiler ces crimes et, enfin à une coalition de l'amitié - car j'avais perdu le désir viscéral de vivre."


samedi 5 février 2022

Document...

 Ci joint la fiche de recensement d'un français juif, réalisée par le préfecture de police de la Seine en octobre 1940. Police française, faut-il le rappeler, sur obligation de la loi du 5 octobre 1940, loi française du statut des Juifs : c'est avant la poignée de main de Montoire...L'efficacité de ce recensement épatera Danneker le conseiller aux affaires juives à Paris.

Le fichier juif de 1940 (ce qu'il en reste) est en accès libre aux Archives Nationales. Cet homme français depuis 1927, marié et père de deux jeunes enfants va être finalement arrêté le 26 octobre 1942, interné à Drancy par la police française, déporté par le convoi n°48 du 13 février 1943 et assassiné à Auschwitz le 18 février 1943.

Sur le génocide des Juifs et des Tziganes

Il y a une littérature abondante sur les camps. De même la filmographie est de plus en plus fournie. Nombre de témoignages sont disponibles. Ceci n'est donc pas une liste exhaustive mais au contraire une sélection accessible sur la déportation et la persécution des juifs.

Livres : 

Le document avec l'extrait lu en classe : 

Elie et Moshe Garbaz, "Un survivant", Ramsay 2006.

Eddy de Wind, "Terminus Auschwitz", J'ai lu 2021; Témoignage terrible d'un médecin hollandais déporté. 

Ida Grinsoan, Bertrand Poirot-delpech, "J'ai pas pleuré", Robert Laffont, 2002 : témoignage d'une jeune adolescente déportée.

Martin Gray, "Au nom de tous les miens" (rescapé du Ghetto de Varsovie et de Treblinka)

Anne Frank, "Journal" (la vie cachée d'une enfant juive)

Robert Merle " La mort est mon métier" (D'après le témoignage de Rudolf Höss, commandant d'Auschwitz).

Primo Lévi "Si c'est un homme" (le témoignage d'un rescapé)

Films de fiction:

Roberto Benigni "La vie est belle" (attention parabole et fable : ne peut décrire la réalité des camps : il en propose une lecture parabolique).

Steven Spielberg "La liste de Schindler" (un chef d'entreprise nazi sauve sa main d'oeuvre juive)

Roman Polanski "le pianiste" (vivre caché dans le ghetto de Varsovie)

Sylvie Bringas et Orly Yadin "Silence" un dessin animé disponible sur Youtube.

à éviter ou à voir en connaisance de cause...: Roselyne Bosch, "La Rafle" (sur la rafle du vel d'hiv' : l'arrestation des Juifs en France) Erreurs historiques, manichéisme, film "tire larmes".

Films documentaires :

Alain Resnais "Nuit et brouillard"

Frédéric Rossif (vu en classe) "de Nuremberg à Nuremberg"

Claude Lanzmann "Shoah"

Chanson : 

Jean Ferrat "Nuit et brouillard" 

Une citation à conserver en tête : celle de Germaine Tillion, grande résistante, déportée rescapée de Ravensbrück; tirée de son livre Ravensbrück, Points Seuil, 1988, p33. :

"Si j'ai survécu je le dois , d'abord et à coup sûr, au hasard, ensuite à la colère, à la volonté de dévoiler ces crimes et, enfin à une coalition de l'amitié - car j'avais perdu le désir viscéral de vivre."

samedi 16 octobre 2021

Déportés par Vichy.






 Il est navrant d'entendre, sans répartie claire,  en 2021, que Vichy aurait protégé les Juifs français de la déportation. Si 75% des juifs français ont échappé à la déportation cela ne relève pas d'une politique du régime mais de bien d'autres facteurs.

Voici l'histoire de David Blaszka, déporté clamartois. David est né à Paris (France) dans le 12e, en mai 1923. Il est français, fils de polonais émigré, mais français par la loi. La famille Blaszka est tellement bien intégrée en France que les parents et enfants nés en Pologne sont naturalisés en 1928. Ils se sentent tellement français que dans les recensements leurs prénoms sont francisés. David est clamartois. Son père tient une cordonnerie au bas de la rue Hébert, au numéro 15. 

Le 18 février 1943, David Blaszka est mort à Auschwitz dans le pays de ses parents, pays qu'il n'avait jamais connu auparavant. Sa mort n'est pas un accident, ni un suicide, ni un hasard. 

Il est arrivé là par le convoi n°48, parti de  Drancy (France) le 13 février. Il a été arrêté dans la rafle du 26 octobre 1942 menée par la police française, puis interné à Drancy. Dans ce convoi, David n'était pas seul bien sûr. Il y a avait son frère Léon, français par naturalisation puis dénaturalisé par décret de Vichy. Voilà comment on fait des juifs étrangers... 

Auparavant, le cousin de David, Simon, né en France en 1935, français  donc,  a été déporté par le convoi n°23 et est assassiné le 29 août 1942 : il n'avait pas encore fêté son septième anniversaire... Ses soeurs Suzanne, Nadine, Rachel ont été déportées  et assassinées également. Un autre cousin, Léon, né en 1928 en France, français donc, est parti en 1944 par le convoi n°68 et n'est pas revenu. 

Les cas de David, Simon et Léon Blaszka ne sont pas des cas isolés. Il suffit de se renseigner : les sources sont multiples, les documents accessibles. Je joins ici la carte interactive des enfants Juifs déportés...(Les enfants y sont listés par lieu d'arrestation, non par lieu de domicile, d'où les écarts apparents avec mes informations; de même certains prénoms sont différents selon qu'ils tiennent compte de la francisation, qui est déclarative et non officielle). 

La France de Vichy a été complice de la déportation des Juifs, français ou non, et le président Chirac l'a solennellement reconnu il y a longtemps maintenant, le 16 juillet 1995. 

Depuis février 1993, le 16 juillet est la Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l'État français et d'hommage aux « Justes » de France.